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Nolan : cinéaste du prestige

  • Photo du rédacteur: freakosophy
    freakosophy
  • 8 déc. 2013
  • 13 min de lecture

En parfait Kamikaze Richard a tenté de défaire l'institution qui aurait pu pourtant l'accueillir et discuter son oeuvre. Derrière le courage on ne peut pas ne pas reconnaître une passion. Il s'agit donc ici de lui rendre hommage en prenant comme objet un certain type de blockbuster mais en s'attachant tout de même à choisir ceux d'un auteur qu'il n'affectionne pas particulièrement pour le ramener, une fois encore, sur les voies de l'amour qu'il aime arpenter par-delà les sexes et les genres.


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Le tour et/est le truc - source.


Le cas de C. Nolan est d'autant plus central pour retrouver la foi qu'il s'impose, pour le grand public, comme un créateur incontesté de blockbuster - la trilogie Batman ou Inception - tout en ayant pu bénéficier d'un succès critique qui dépasse la simple estime d'un début réussi : Following (1998) puis surtout Memento en 2000. Cette ambivalence en fait un être hybride qui ne peut que susciter intérêt mais aussi méfiance chez les cinéphiles. Précisément, l'idée de cet article m'est venue une chaude journée d'été quand Bunny (attention pseudo mais c'est un type sérieux dont la programmation de son cinéclub enchante les villes de banlieue les plus tranquilles) s'est fendu d'une critique acerbe mais maligne d'Inception. Pour lui le film est une arnaque mais une bonne arnaque qui tend à faire croire au spectateur qu'il a compris alors qu'il n'y avait - en fait - rien à comprendre. En somme, le tour du film était aussi simple qu'audacieux, Nolan avait tout simplement réussi ce que Cobb (son double dans le film) s'évertuait à faire : une inception.


Inception : la vie est un songe


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Les cartes heuristiques ont de beaux jours devant elles... source.


Ce procédé, présenté comme un défaut, me semblait tout bonnement génial.


Revenons sur le film pour donner tous les éléments du problème. Voici le pitch officiel :


"Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence." - source.


Une grande partie de l'intérêt du film pour le spectateur repose sur une question simple : Cobb est-il ou non retourné dans la réalité ? Une fois la question posée à la fin de la séance, le spectateur se sent malin et rassemble rapidement tous les éléments qui semblent confirmer son hypothèse. Chacun se retrouve alors capable de débiter des théories sur l'espace/temps et les rêves au kilomètre comme s'il finissait tout juste une soutenance de thèse sur les mondes quantiques. Ainsi en sortant du cinéma, j'ai pu moi-même faire l'expérience de cet effet lorsque j'ai entendu un fan de Steven Seagal (jugé au T-Shirt) débiter avec assurance devant une blonde peroxydée que la structure narrative du temps s'est accélérée permettant ainsi le vieillissement de Sato dans les limbes. Pour le coup, l'idée que nous ne soyons plus dans la réalité a commencé à cheminer dans mon esprit et je me suis pris à imaginer que probablement lundi matin un élève de génie mécanique allait m'interpeller sur la question de la facticité de l'être chez Heidegger.


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Tombera, tombera pas... en fait on s'en fout ! - source.


L'inception de Nolan repose précisément sur les séquences explicatives du film qui ponctuent les scènes d'actions. Le sous-bassement théorique constitue finalement la ligne narrative du récit et sert simplement à fournir, à la toute fin du film, une théorie toute prête au spectateur qui se sent alors très malin d'avoir délié l'intrigue. Ce sursaut d'orgueil est simplement suscité par la scène coupée de la toupie qui ne permet pas évidemment de trancher et qui invite donc le sujet de l'inception à finir dans sa tête le mouvement et donc par là à donner un sens complet au film. Le spectateur occupe la place de l'architecte figurée à l'écran par le personnage d'Ariane (et oui on est dans la subtilité mythologique - il s'agit bien de la même qui permet grâce à un fil de sortir du labyrinthe). C'est donc bien à lui de tisser le fil qui permet une sortie hors de l'intrigue. La métaphore du germe qui sert à développer le sens d'une inception tout au long du film se retrouve fonctionner ici en acte puisque le spectateur fait une grande partie du travail de conception à partir de la séquence finale avortée.


Le problème c'est que, comme l'a remarqué Bunny, si l'on prend au sérieux l'histoire en elle-même, et non sa théorie, l'enchaînement du récit est mis en difficulté précisément par les éléments qui doivent lui permettre de surmonter les paradoxes. En premier lieu intervient ici l'utilisation des fameux totems. Tout le film laisse entendre que la toupie de Cobb est son totem cependant une scène très claire insiste lourdement sur le fait qu'il est celui de Mallorie (sa femme) et qu'il le subtilise dans la maison de poupée de son enfance entreposée dans le monde qu'ils ont créé pour prolonger leur amour. En réalité si l'on revient aux scènes théoriques on sait que se saisir d'un totem dans un rêve n'a que peu de sens car il est doté de qualités que seul son possesseur connaît ce qui n'est pas le cas par contre si on le subtilise dans la réalité. En parallèle, le film insiste moins mais multiplie les cadrages sur son alliance qui fonctionnerait à certains niveaux du rêve comme un totem. Ainsi lors des scènes d'extraction, elle est toujours présente à sa main gauche ce qui n'est plus le cas dans la supposée réalité. Les exemples et fausses pistes de ce genre se multiplient dans le film ce qui fait qu'au fil des visionnages il est possible de recombiner dans d'autres sens les scènes narratives. Il devient alors aisé de démultiplier les histoires dont la plus intéressante est peut-être celle qui suppose que c'est bien Mallorie qui a raison en voulant à tout prix sortir d'une illusion que Cobb - mais aussi maintenant le spectateur - prend pour le réel.


Memento : la genèse d'un procédé


Loin d'être un coup isolé nous voudrions montrer que le cinéma de Nolan tout entier repose sur la volonté de faire vivre au spectateur le ressort du film passant ainsi non plus à une 3D qu'il refuse mais à une 4D existentielle ou un cinéma du vécu.


Following contient déjà des éléments de ce cinéma là mais ne possède pas l'aboutissement des autres films. Il reste une pièce maîtresse de l'univers du cinéaste puisqu'il livre des personnages comme Cobb mais aussi des éléments structurels de son oeuvre comme la narration non-chronologique. Memento n'est plus un coup d'essai et produit le premier maillon de ce cinéma expérimental au sens propre.


Revenons au pitch : Leonard Shelby ne porte que des costumes de grands couturiers et ne se déplace qu'au volant de sa Jaguar. En revanche, il habite dans des motels miteux et règle ses notes avec d'épaisses liasses de billets.

Leonard n'a qu'une idée en tête : traquer l'homme qui a violé et assassiné sa femme afin de se venger. Sa recherche du meurtrier est rendue plus difficile par le fait qu'il souffre d'une forme rare et incurable d'amnésie. Bien qu'il puisse se souvenir de détails de son passé, il est incapable de savoir ce qu'il a fait dans le quart d'heure précédent, où il se trouve, où il va et pourquoi.

Pour ne jamais perdre son objectif de vue, il a structuré sa vie à l'aide de fiches, de notes, de photos, de tatouages sur le corps. C'est ce qui l'aide à garder contact avec sa mission, à retenir les informations et à garder une trace, une notion de l'espace et du temps. source.


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Un aller/retour narratif - source.


Ici la construction rétrospective de l'histoire liée à la mise en forme du film (qui est comme monté à l'envers) place le spectateur un peu dans la même situation que Léonard et lui fait expérimenter les désagréments de la perte d'une mémoire immédiate. La narration inversée permet de rendre tangible le déroulement amnésique que subit le personnage. Là encore on est indéniablement du côté du malin et l'on retrouve cette idée d'un cinéma de l'expérience où le plus important n'est pas tant l'intrigue que le ressenti. Cela est mis parfaitement en valeur par la révélation finale du film qui n'est pas plus creusée que cela. D'ailleurs l'intrigue redémarre pour le personnage un peu comme si de rien n'était.Insomnia reprendra de façon moins spectaculaire ces procédés d'identification et cela est peut-être tout simplement lié au fait que c'est le seul film que Nolan a tourné dont il n'a pas été le scénariste. Difficile dans ces conditions (un remake) de prendre le temps de penser le système filmique qui pourra retranscrire pour le spectateur le vécu du personnage. Il n'y a que le cadrage et la mise au point approximative pour tenter de faire subir au spectateur l'absence de sommeil et tenter de rendre cohérente la bavure qui enclenche véritablement l'intrigue.


Le prestige : le film manifeste


Si l'on décide de prendre comme fil directeur cette intention d'un cinéma illusionniste, il devient clair que le film manifeste est Le prestige. Il est à la fois central dans l'oeuvre en tant qu'il constitue, au sens propre, pour le moment le milieu de son oeuvre mais il l'est surtout parce qu'il est celui qui théorise précisément ce qu'est pour le cinéaste la fin même du cinéma.


Le film s'ouvre et se clôt sur la description de l'essence d'un tour de magie réussi. Celui-si se décompose en trois actes : la promesse (où l'on annonce ce qui doit se passer), le tour (qui contient précisément le truc) et enfin le prestige qui est la réalisation de la promesse et qui se solde souvent par la réapparition d'un élément disparu. Le film s'acharne à mettre pleinement en oeuvre cette théorisation en la faisant jouer en miroir à de nombreux niveaux de l'intrigue pour finir par faire du film lui-même un tour réussi.




Nous retrouvons la plupart des procédés des autres films avec en particulier une structure de narration non linéaire et la volonté via une double narration de perdre le point de vue du lecteur - une technique de distraction centrale du deuxième moment des tours de magie - afin qu'il adhère pleinement à tous les moments du film sans jamais chercher à s'incarner dans un des deux héros.


Là encore le pitch est simple et ne permet pas de bien rendre compte de la richesse du film :


Londres, au début du siècle dernier...

Robert Angier et Alfred Borden sont deux magiciens surdoués, promis dès leur plus jeune âge à un glorieux avenir. Une compétition amicale les oppose d'abord l'un à l'autre, mais l'émulation tourne vite à la jalousie, puis à la haine. Devenus de farouches ennemis, les deux rivaux vont s'efforcer de se détruire l'un l'autre en usant des plus noirs secrets de leur art. Cette obsession aura pour leur entourage des conséquences dramatiques... source.


En réalité derrière le récit c'est toute une théorisation de son art que met en place Nolan et il est clair que c'est par cette voie là qu'il dépasse de loin le roman homonyme de Christopher Priest.


Tout d'abord derrière cette histoire de rivalité se cache le motif du double qui va au sens propre irriguer tout le film au point que l'explication initiale de l'essence d'un tour de magie recèle lorsqu'elle est bien comprise la clef de tout le film dans sa globalité mais aussi de chaque scène, le motif allant s'épuiser à l'infini comme dans un dessin de Escher. Ce n'est donc pas un hasard si la scène d'ouverture sera répétée à la toute fin du film en y imbriquant les éléments du récit qui participe justement à faire du film un tour complet. Le but ici sera évidemment de montrer qu'elle est aussi l'élément moteur de toute sa filmographie et peut-être même de ce qu'est pour lui le cinéma retrouvant ainsi son origine foraine.


Mais avant d'en arriver là, il est intéressant de se placer au plus près de ce film explicatif afin de voir comment peu à peu les motifs s'enchâssent les uns dans les autres.


Nous retrouvons tout au long du film le tour classique de la disparition d'un oiseau. Ce tour constitue l'occurrence originale mais aussi finale du film. Elle encadre le récit et en se répétant nous livre deux fois sa solution. Car ici le but n'est pas comme dans Inception de laisser le spectateur fasciné par "le prestige" mais bien une fois pour toute de livrer "le truc" au risque d'ailleurs comme le rappelle de nombreuses fois Borden (le plus sombre des deux magiciens) de décevoir. Celui-ci d'ailleurs insiste sur ce point lorsqu'il livre à sa petite fille l'ultime conseil d'un véritable magicien : "Le secret n'intéresse personne, c'est le tour qui compte". C'est précisément ce dont prendra acte Nolan pour Inception puisqu'il ne livrera pas son secret et fera tourner à vide le film autour d'un truc. Il y a fort à parier que la matrice de ses prochains films reprennent cet élément clef du succès (à commencer même par la trilogie Batman qui se clôture sur un procédé du même genre même s'il est plus décevant mais là encore la dimension de commande n'est pas à négliger).


Ce tour est répété environ 4 fois dans sa version la plus classique et deux fois dans une version améliorée qui permet à l'oiseau de rester en vie. En effet, l'aspect cruel de cette célèbre illusion c'est qu'elle passe nécessairement par le massacre d'un oiseau. Lorsque la cage s'écrase dans la table elle broie l'oiseau et le magicien fait réapparaître un oiseau identique. Cette dimension de sacrifice nécessaire à une illusion réussie est le moteur du film mais aussi de la psychologie des deux personnages principaux. L'un étant prêt à faire ce sacrifice sans discuter alors que l'autre prendra du temps avant de le consentir. A la fin d'ailleurs, comme une excuse, Robert Angier le dira clairement "je devais me salir les mains".

Or lors de l'une des présentations de ce tour au début du film un enfant ne se fait pas duper et se met à pleurer en criant devant l'oiseau que le magicien lui tend : "Il est où son frère ?". Dès cet instant, il devient clair que Nolan a fini sa promesse et déjà révélé le truc qui sera au coeur de la deuxième partie du film et du tour qui constitue, là encore au sens propre, son exécution. Le tour des oiseaux disparaît alors un moment au profit du tour de la discorde entre les deux magiciens qui sera nommé : l'homme transporté. Celui-ci connaît aussi deux versions une simple et directe et une autre plus sophistiquée qui fera basculer le film dans la science fiction.



Le monde comme volonté et comme illusion


"Il est où son frère ?" - cette sentence lapidaire (au-delà du sacrifice qu'elle annonce) révèle surtout dès le début la clef du célèbre tour de Borden mais aussi du film tout entier montrant ainsi clairement que les deux s'assimilent dans l'esprit du réalisateur.

Cette superposition volontaire et la multiplication des doubles (magiciens, frères, femmes, journaux intimes, tours...) nous livre par-delà le procédé le but recherché par un tel spectacle. Car c'est bien dans cette quête de l'illusion l'essence même du spectacle que Nolan veut déployer. Il cherche à donner à voir (spectaculum : la vue) quelque chose. La scène finale devient alors dans la bouche d'Angier le manifeste même du cinéma de Nolan mais aussi de ce que doit être pour lui le 7ième art.


Borden : Vous avez dépensé une fortune. Fait des choses terribles. Des choses vraiment terribles. Tout ça pour rien.


Angier : Pour rien ? Vous n'avez jamais compris pourquoi on faisait ça ? Le public sait la vérité. Le monde est simple... dérisoire... d'un seul bloc. Mais si on arrive à les berner, même une seule seconde, si on arrive à les émerveiller, il nous est donné de voir une chose extraordinaire. Vous ne savez vraiment pas ? C'était dans leur regard.


Le cinéma apparaît alors non pas comme un art de la beauté mais une technique de l'illusion. Celle-ci n'est pas simplement un moyen elle est la fin de cet art qui vise à nous divertir de la tristesse de notre monde. C'est un art visuel qui cherche donc à voiler ce regard pour le berner et l'amener à oublier ce qu'il voit quotidiennement. La magie fait exister cette présence de l'irréel, l'espace de l'étonnement de la réussite d'un tour, au moment précis du prestige. Nolan utilise tous les ressorts de son cinéma pour prolonger ce regard et le faire durer le temps d'une séance voire plus comme dans le cas d'Inception où le spectateur tout heureux d'avoir été abusé cherche encore et encore à démêler les fils de l'histoire. Il n'est peut-être pas si important que cela que ce fil n'existe pas, l'essentiel c'est qu'il nous mène non pas en dehors d'un supposé labyrinthe mais au plus profond de son coeur pour nous y perdre et avec nous occulter notre monde.


Cette clef s'applique au film, à la filmographie de Nolan et fonctionne comme programme à ce que doit être le cinéma : non pas un art mais un divertissement au sens le plus profond et pessimiste du terme. L'oeuvre actuelle du réalisateur peut alors se relire à la façon des narrations non-chronologiques qu'il affectionne tant : Inception révèle un truc qui met en évidence ses deux premiers films Following et Memento appelant alors inéluctablement une résolution que nous livre comme un manifeste Le Prestige. Cette machinerie est nécessaire pour générer l'illusion recherchée. Il faut donc un peu comme dans un tour détourner non pas le regard mais la vie même de celui qui regarde. Nolan prend à rebours la pensée schopenhauerienne de l'art en faisant de ce dernier le contraire d'une révélation : une dissimulation. Le plaisir tragique du spectateur n'est pas lié à une connaissance désintéressée de ce que le monde est réellement. Il est désormais lié au plaisir de l'illusion consentie et volontaire. Cette participation active du spectateur au mensonge est d'ailleurs explicitement souligné par Angier lors de sa rencontre avec le constructeur de sa machine Tesla (impeccable D. Bowie) :


Tesla : Si je vous fais cette machine, direz vous qu'elle produit une simple illusion ?

Angier : Si le public croyait à ce que je fais sur scène, faute d'applaudir, il hurlerait.



Il s'agit donc bien de créer une illusion, un mensonge auquel participe bien volontiers le spectateur. Celui-ci ne veut plus voir ce qu'il connaît déjà inconsciemment mais cherche au contraire à fermer les yeux pour les ouvrir un instant sur un espace imaginaire (et donc fictif) mais source non pas cette fois-ci de souffrance comme dans le monde que nous décrit Schopenhauer mais d'un plaisir que séance après séance le cinéaste cherche à ressusciter et à prolonger bien au-delà de la scène. C'est cette technique, ces trucs qui ne font pas à première vue de Nolan un pur cinéaste de genre mais c'est la direction qu'il prend, sa volonté d'enchantement qui pourrait lui donner une stature par-delà les succès commerciaux en livrant le spectateur après l'illusion à la réflexion.


Ugo Batini

 
 
 
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